Yerres : la Maison Caillebotte sur un tout nouveau timbre en l'honneur du peintre impressionniste

Ce lundi 26 juin, la Poste émet un timbre sur lequel figure la maison familiale de Gustave Caillebotte.

26 juin 2023 à 8h35

Timbre Maison Caillebotte
Timbre Maison Caillebotte
Crédit : Ville d'Yerres / photos © Christophe Brachet, © Maison Caillebotte, © Comité Caillebotte Paris

Ce lundi 26 juin, la Poste émet un timbre sur lequel figure la maison familiale de Gustave Caillebotte, située à Yerres. La Maison Caillebotte et son parc à l'anglaise ont servi d'atelier de plein air au peintre de 1860 à 1879. Quant au timbre, il a été créé par Geneviève Marot et gravé par André Lavergne. Son impression est en taille-douce, avec 15 timbres à la feuille, et le tirage est prévu à 600.000 exemplaires. Le timbre mesure 40,85 x 30 millimètres. En lettre verte, sa valeur faciale vaut 1,16€.


Un feuillet souvenir

Le souvenir, quant à lui, est un feuillet taille-douce tiré à 25.000 exemplaires au prix de vente de 4,50 €. Dès ce lundi 26 juin, le timbre est vendu dans la boutique « Le Carré d'Encre » (10h à 19h, 13 bis rue des Mathurins, dans le 9ème arrondissement de Paris. Oblitération jusqu'à 17h), dans certains bureaux de poste, par abonnement ou par correspondance à Philaposte Service Clients Commercial Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 PÉRIGUEUX CEDEX 09, par téléphone au 05 53 03 19 26 et par mail sav-phila.philaposte@laposte.fr, sur réservation auprès de votre buraliste et sur le site Internet www.laposte.fr


La demeure a évolué au gré des époques

Revenons à l'histoire de la Maison Caillebotte. En 1824, Pierre-Frédéric Borrel, le propriétaire du « Rocher de Cancale » à Paris, transforme le bâtiment en villa de style néo-classique et y aménage un parc à l'anglaise orné de fabriques. Puis la faillite l'oblige à vendre et, en 1843, la veuve de Martin Guillaume Biennais (l'orfèvre de Napoléon Ier) ajoute une chambre à coucher en acajou et bronze doré. En 1860, le père de Gustave Caillebotte achète la propriété en l'état pour en faire sa résidence de villégiature avec sa famille. À l'époque, le Paris d'Haussmann est en pleine transformation.


Le bonheur familial transparaît sur les peintures

Sans changer les décors ni le style de la demeure, le père du peintre réaménage le salon de jeu et fait construire le chalet suisse, la volière, le lavoir et la chapelle destinée à son fils aîné, Alfred, qui était prêtre, le tout dans le parc. Lors de ces années à Yerres, Gustave Caillebotte retranscrit son bonheur dans ses oeuvres. En 1879, après le décès de leurs parents, les frères Caillebotte vendent le domaine à une famille qui le conservera près d'un siècle. C'est ensuite Paul Chaslin qui l'acquiert en 1963 pour « le préserver de la promotion immobilière ». La propriété reviendra à la Ville de Yerres en 1973. À partir de 1995, la municipalité y enchaîne les rénovations et animations.

 

 

Crédit : Nicolas Chacun - Merveilles Bavuidinsi


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