Somme : c’est peut-être un tournant dans la mobilisation lycéenne

On détaille l'évolution de la situation.

Publié : 14h04

Affiche de lycéens en colère (Octobre 2026)
Affiche de lycéens en colère (Octobre 2026)
Crédit : Facebook

Ce mardi est marqué par une grande journée d’actions, « acte 3 », comme l’ont baptisé ses organisateurs. Les étudiants s’y associent. Près de 60 sites universitaires bloqués ce matin et toutes les universités (ou presque) perturbées par le mouvement en métropole, se félicite l’Union étudiante.

 

Syndicats et politiques entrent aussi dans la danse. Par soutien et souci de protection de la jeunesse, expliquent-ils. Une bonne partie de la gauche a prévu de défiler, notamment à Paris cet après-midi. Une trentaine de manifestations sont programmées dans tout le pays. Mais aussi des blocages de lycées qui ont repris ce matin. Environ 1.800 établissements sont concernés, d’après l’Union syndicale lycéenne. Avec toujours un peu de tension mais la matinée a été plutôt calme.

 

Le ministre de l’Éducation nationale, quant à lui, met la pression. Il demande aux académies de « régler les difficultés connues de remplacement de profs, sous 8 jours ». Edouard Geffray qui espère une reprise progressive des cours à partir de demain.

 

Alors que cette journée est sous haute surveillance, le préfet de la Somme assure « ne pas laisser la violence dicter sa loi ». Rollon Mouchel Blaison, appuyé par le parquet d’Amiens, rappelle que les parents peuvent avoir à répondre des actes de leurs enfants mineurs, en cas de dégradations. Le procureur Jean-Philippe Vicentini en appelle à « la responsabilité des manifestants ».

 

 

Brice Charrier - Nicolas Chacun



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