Oise : c’est peut-être un tournant dans la mobilisation lycéenne

On détaille l'évolution de la situation.

Publié : 14h05

Affiche de lycéens en colère (Octobre 2026)
Affiche de lycéens en colère (Octobre 2026)
Crédit : Facebook

Ce mardi est marqué par une grande journée d’actions, « acte 3 », comme l’ont baptisé ses organisateurs. Les rassemblements sont interdits devant et aux abords de 4 lycées de l’Oise. Les mêmes qu’hier : Grenet à Compiègne, Uhry à Creil, Marie Curie à Nogent/Oise et Cassini à Clermont.

 

Une trentaine de manifestations sont programmées dans tout le pays. Mais aussi des blocages de lycées qui ont repris ce matin. Environ 1.800 établissements sont concernés, d’après l’Union syndicale lycéenne. Avec toujours un peu de tension mais la matinée a été plutôt calme. Les étudiants sont pleinement impliqués. Près de 60 sites universitaires bloqués ce matin et toutes les universités (ou presque) perturbées par le mouvement en métropole, se félicite l’Union étudiante.

 

Syndicats et politiques entrent aussi dans la danse. Par soutien et souci de protection de la jeunesse, expliquent-ils. Une bonne partie de la gauche a prévu de défiler, notamment à Paris cet après-midi. Hier, l’attitude de la police à Beauvais a été mise en cause par les enseignants.

 

Devant le lycée Paul Langevin, une prof de philo a été violemment repoussée, comme le montrent plusieurs vidéos. Au moins un autre enseignant accuse des policiers de l’avoir frappé alors qu’il s’interposait entre eux et un élève. L’IGPN (la police des polices) a ouvert 10 enquêtes, dans toute la France, pour des suspicions de violences d’agents.

 

 

Brice Charrier - Nicolas Chacun



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